Saisons funestes T7

COOK Glen

Article publié le mercredi 26 décembre 2007 par Cyrallen

Quatrième de couverture :

Je suis, pour le cas hautement improbable où mes griffonnages subsisteraient, Murgen, porte-étendard de la Compagnie noire. Jamais sans doute ces annales officieuses ne seront lues. Peut-être Tisse-Ombre s’en servira-t-il pour enflammer le bûcher du dernier défenseur de la ville. Car le dénouement est inéluctable : Dejagore tombera et nul n’en réchappera.

Quel espoir nourrir quand, au sein même de la fratrie assiégée, le schisme entre les anciens et le clan de Mogaba tourne à l’affrontement ? Celui de l’hypothétique intervention d’une colonne de secours ? Du ralliement des pèlerins Nyueng Bao pris au piège dans la ville ?

Voici donc ce combat, engagé sous des auspices implacables, tel que raconté par Murgen, vétéran du Nord et annaliste pour la circonstance.

L’avis de Philémont :

Nous sommes à Dejagore, où la Compagnie noire est assiégée par Tisse-Ombre. Mais ce siège est un problème un peu lointain par rapport aux querelles intestines entre les anciens de la Compagnie (dont Murgen, porte-étendard, et annaliste pour la circonstance) et Mogaba, guerrier aux dents longues… Mais subitement on se retrouve plus loin dans le temps, où l’on apprend que des évènements importants se sont produits, avant de se retrouver une fois de plus à Dejagore… Car Murgen est victime d’un sortilège temporel…

En tant qu’annaliste Murgen essaye de nous faire ressentir les effets du sortilège temporel dont il est victime. Je dois dire qu’il y réussit parfaitement puisque l’on est dans la confusion la plus totale pendant la quasi totalité de ce septième volume des Annales de la Compagnie noire. Ce n’est vraiment que dans les dernières pages que des réponses aux questions qui se posent sont données. Et encore, ces réponses ne sont bien souvent que partielles.

Ajoutons à cela que, dans les moments où Murgen se trouve à Dejagore, il ne se passe rien, ou pas grand chose, et qu’en plus nous connaissons déjà le dénouement du siège, puisque relaté dans Rêves d’acier, vous comprendrez que je n’ai que moyennement apprécié ce roman. Faut-il considérer là que Glen Cook est en baisse de régime ? Sans répondre à cette question, je ferais juste remarquer qu’il s’est passé six années entre la publication aux États-Unis de Rêves d’acier et celle de Saisons funestes…

Quoi qu’il en soit je déconseille ce roman à ceux qui auraient l’envie de commencer les Annales de la Compagnie noire dans le désordre. Les autres auront moins de difficultés mais seront déroutés par la lenteur de l’intrigue. Mieux vaut donc considérer Saisons funestes comme un volume charnière, plein de références aux volumes précédents, et annonciateur, probablement, d’une nouvelle trilogie.

Extrait :

"Il fallait que je remonte le temps, que je retourne sans tergiverser à l’unique période de ma vie où j’avais connu le bonheur total, où la perfection avait ordonné l’univers. Je suis revenu à cette heure qui me servait de phare, de centre, d’autel. Je suis retourné à l’instant que chaque homme rêve de vivre, cet instant où tous les désirs et les espérances entrent dans le champ du possible et où il ne reste plus qu’à reconnaître la situation et franchir le pas pour faire de sa vie un accomplissement. Pour moi, cet instant s’était présenté moins d’un an après la fin du siège de Dejagore. Et j’avais failli le rater.


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