Légendaire

Anthologies

Article publié le samedi 22 décembre 2007 par Cyrallen

Quatrième de couverture :

Vous aimez tous la Fantasy… Mais qu’est-ce qui vous attire tant vers ces terres inexplorées ? D’où tenez-vous cette faculté de plonger votre regard dans celui d’un dragon, ou de courir la lande aux côtés de mille guerriers ?
Peut-être est-ce en compagnie d’Alaet, le voleur de Karnab, que vous avez forgé vos premières armes magiques… Au fait, n’avez-vous jamais songé à vous transformer en reptile ? Ou bien ce sont les elfes qui vous ont initié au pouvoir de combattre les démons…
J’y suis : le chevalier Eras, le chercheur de la Belle Arcane, vous a enseigné le manière de planter l’arbre magique des Sylfes. Mais avez-vous voyagé jusqu’à Atlantys, ou dans le labyrinthe de Jaël, pour affronter vos peurs ?
Si tout cela vous paraît familier, si Arcadia, La Malerune et Les Crépusculaires vous rappellent de bons souvenirs, n’hésitez pas à vous lancer dans ces nouvelles aventures, autant de regards inédits sur les univers qui vous ont fait rêver. Et pour tous les paladins en quête de récits originaux, vous apprécierez la fraîcheur et le style de onze auteurs français qui, enfin, renouvellent le genre.
La Fantasy renaît au pays de Rabelais, de Cyrano et de Dumas. D’une plume vigoureuse la nouvelle génération des conteurs, des rêveurs et des aventuriers nous emporte dans un tourbillon d’images épiques et médiévales, pleines de créatures fantastiques, de magiciens et de guerriers. Humour, suspense et action garantis !

Cette anthologie a été composée par Stéphane Marsan, fondateur et directeur des éditions Mnémos.

L’avis de Cyrallen :

Dans un mélange de plusieurs styles, il a toujours certaines nouvelles que l’on préfère : celle d’Erik Wietzel, Bien-être, travail envié ainsi que Yèrne d’Isabelle Collet en font partie.
Mais parmi ces onze nouvelles, s’il y en a une que vous devez absolument lire, c’est bien celle de Magali Ségura, Contre la fatalité.
Le suspense est intense, les émotions à fleur de peau, les personnages très attachants (surtout le petit Aloïs et son traîneau à chiens…) Un régal !

- Mathieu Gaborit : Songe ophidien (rattaché aux Chroniques des Crépusculaires)
- Fabrice Colin : Forgiven (rattaché au cycle d’Arcadia)
- Laurent Genefort : Novinia
- Nathalie Dau : Contre-Magie
- Erik Wietzel : Bien-être, Travail Envié
- Pierre Grimbert : Elfine (rattaché à la Malerune)
- David Calvo : La Nuit des labyrinthes
- Isabelle Collet : Yèrne
- Laurent Kloetzer : Mademoiselle Belle
- Roland C.Wagner : Pour une poignée de cailloux
- Magali Segura : Contre la fatalité

Extraits :

1- (Introduction de Stéphane Marsan)
J’aime la Fantasy. Je veux dire, je l’aime vraiment.
Il me paraît important d’ouvrir sur cette profession de foi : qu’un ouvrage de Fantasy ne tienne pas son origine d’une descente dans les prétendues sous-catégories de la Science-fiction, mais d’une évidence subjective, celle de l’émotion littéraire. Et que l’on me pardonne de dire "je" : après tout, pour un lecteur enchanté, il n’y a guère que la lampe, le livre et lui-même.
Ce lecteur, en l’occurrence, a traversé la Lyonesse, il a l’anneau dans une main et l’épée noire dans l’autre, il est né en Tigane. Il se souvient de vies qu’il n’a pas vécues. (…)
Fantasy… Ca pétille, ça chante. Le mot évoque la voix claire de l’enfance, l’insouciance et le jeu, le merveilleux et l’héroïsme, l’aventure et la magie, l’ailleurs, enfin. Les onze textes qui suivent expriment la diversité des visions et des ambiances, médiévales ou contemporaines, intimistes ou épiques, que dégage ce simple mot à l’exotisme inépuisable.

2- (Erik Wietzel : Bien-être, Travail Envié)
C’est la première fois que j’en vois un de si près. En vie. La dernière aussi, j’imagine. Sa Majesté des Vents. L’Empereur Paleta. Le Haut Pèlerin. Le Voilier des Lunes…
Cent noms, mille légendes. Et bien peu de survivants pour les rapporter. D’abord je ne discerne que son dos, d’un noir aux nuances innombrables, formé de plaques d’un cuir épais, enchevêtrées, une carapace où jouent des reflets métalliques. La queue est courte, le dard cisaillé. Un système complexe de courroies, de cordes, de sangles, de nœuds retient et comprime les ailes immenses, grises.
L’une d’elle est en partie déchirée ; en séchant, la plaie a formé des bulles de sang le long de la membrane, bourrelets irréguliers qu’une nuée de mouches survole inlassablement, retardant la cicatrisation.
Mon rêve est là. Pas un chevalier : un dragon.


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