Gagner la Guerre

JAWORSKI Jean-Philippe

Article publié le jeudi 28 janvier 2016 par Cyrallen

Quatrième de couverture :

« Gagner une guerre, c’est bien joli, mais quand il faut partager le butin entre les vainqueurs, et quand ces triomphateurs sont des nobles pourris d’orgueil et d’ambition, le coup de grâce infligé à l’ennemi n’est qu’un amuse-gueule. C’est la curée qui commence. On en vient à regretter les bonnes vieilles batailles rangées et les tueries codifiées selon l’art militaire. Désormais, pour rafler le pactole, c’est au sein de la famille qu’on sort les couteaux. Et il se trouve que les couteaux, justement, c’est plutôt mon rayon… »

"Gagner la guerre" est le premier roman de Jean-Philippe Jaworski. On y retrouve avec plaisir l’écriture inimitable de l’auteur des nouvelles de Janua vera et don Benvenuto, personnage aussi truculent que détestable. Le livre a obtenu en 2009 le prix du Premier Roman de la région Rhône-Alpes et le prix Imaginales du meilleur roman français de fantasy.

Le livre a obtenu en 2009 le prix du Premier Roman de la région Rhône-Alpes et le prix Imaginales du meilleur roman français de fantasy.

Jean-Philippe Jaworski, né en 1969, est l’auteur de deux jeux de rôle : Tiers Age et Te Deum pour un massacre. Il conjugue une gouaille et un esprit des contes de fées à la Peter S Beagle avec l’astuce et le sens de l’aventure d’un Alexandre Dumas.

L’avis de Cyrallen :

Quelle claque ! Pour un premier roman, c’est vraiment une réussite. Nous suivons les péripéties de Don Benvenuto, ancien militaire, recruté depuis plusieurs années par la puissante guilde des Chuchoteurs et devenu tueur à gages puis maître espion chez le Podestat Ducatore.

Car il y en a des complots dans la scintillante cité de Ciudalia ! Les grandes maisons passent leur temps à se tirer dans les pattes et les assassinats sont monnaie courante. Autant dire que notre héros cynique ne manque pas de travail. La podestat Ducatore, son patron au sommet du pouvoir, échafaude des plans et des intrigues aux rouages complexes, dans lesquels Don Benvenuto prend une part toujours sanglante mais desquels il arrive à se tirer, parfois pas sans dommages. On voit également du paysage : bataille navale, prisons étrangères, bas-quartiers et plus hautes instances de la Cité.

Une écriture de haut vol, des personnages attachants et cyniques, un pur régal à consommer sans modération. Un des meilleurs romans de ces dernières années.


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