12 21

THOMASON Dustin

Article publié le mercredi 26 décembre 2012 par Philémont

Quatrième de couverture

Un codex vieux de plus de 1 000 ans Une épidémie qui tient la planète en éveil Deux mystères à résoudre… AVANT LA FIN DU MONDE

11 décembre 2012. Le docteur Gabriel Stanton, éminent chercheur au Centre de contrôle des maladies infectieuses, contemple d’un air incrédule les graffitis annonçant la fin du monde qu’une bande d’illuminés a disséminés sur les murs de Los Angeles. Ce jour-là, pourtant, ses certitudes les plus profondes seront ébranlées. Un nouveau patient, s’exprimant dans une langue inconnue, présente des symptômes qui le terrifient : insomnie prolongée, sueurs, crises d’épilepsie, hallucinations, pupilles minuscules… C’est une maladie à prions, le pire – la contamination – est à craindre. Au même moment, Chel Manu, spécialiste de la civilisation maya, se voit confier par un trafiquant d’antiquités un codex inestimable, vieux de mille ans. Déchiffrer un tel manuscrit serait le couronnement de sa carrière. Mais l’intérêt historique s’efface devant l’urgence : ce vestige du passé se révèle indispensable pour enrayer les épidémies du présent. Car il recèle la clé du mystère de l’anéantissement des royaumes mayas. Et, peut-être, de la menace qui pèse désormais sur l’humanité tout entière.

L’avis de Philémont

12 21 est un roman qui a tout du best-seller. C’est d’abord parce qu’il est construit autour de deux éléments importants de l’imaginaire collectif : d’une part la fin du monde programmée le 21 décembre 2012 selon l’interprétation que certains font du calendrier maya, d’autre part la peur générée par les maladies à prion (du type « vache folle »). C’est ensuite parce que le rythme du roman est survitaminé, l’action primant en permanence sur la psychologie des personnages, laquelle est de toute façon caricaturale. Le résultat est un roman parfaitement calibré pour le cinéma hollywoodien. Même la couverture gaufrée nous rappelle que ce livre est destiné au grand public et à être empilé dans les points presse des gares.

Tout cela aurait pu donner un roman tout juste médiocre. Néanmoins il faut reconnaître à Dustin THOMASON une culture importante en termes de civilisation maya et de maladies génétiques. Cela lui permet de disséminer ici et là des informations intéressantes sur ces deux sujets et finalement de donner un véritable intérêt à son roman. Il est toutefois inutile de se leurrer : celui-ci aura été oublié aussi vite qu’il aura été lu.


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