Les Cavaliers des Lumières T2 : La voie des chimères

AUBERT et CAVALI

Article publié le samedi 13 décembre 2008 par Philémont
Mis à jour le dimanche 4 janvier 2009

Quatrième de couverture

Après avoir fui les immondes cohortes de Barbarians, Théodora Costa, alias Fennec des Sables, a été emportée dans le Tourbillon du Grand Passage et est revenue sur Terre ! Mais sa forme n’est plus humaine ! Elle doit vivre dorénavant comme un animal sauvage dans le bush australien.

A moins qu’elle ne réussisse à entrer en contact avec Owen, alias Dream song son frère d’armes d’origine aborigène. Mais le jeune homme est en danger. Yamider, le grand chancelier des Barbarians hanterait-il encore le Monde Nouveau ?

L’avis de Philémont

Dans La voie des chimères, Théodora poursuit sa lutte contre l’Armée de l’Obscur. Mais cette fois-ci elle n’est plus seule puisque physiquement accompagnée d’Owen, l’un de ses colistiers dans le jeu Barbarian Killers.

Jeune aborigène australien adopté par une famille blanche, Owen se veut même le personnage principal du roman. Brigitte AUBERT et Gisèle CAVALI évoquent donc la condition de ce peuple dont on a voulu arracher les racines, avant de se rétracter seulement récemment. Mais le mal est fait et Owen est en quête de son identité. Il va trouver la Voie grâce à sa position par rapport aux Barbarians.

A l’instar de la culture celte dans Le règne de la barbarie, les deux auteures s’intéressent abondamment à la culture aborigène, notamment à leurs rites chamaniques. Elles le font d’ailleurs très sérieusement, ce qui leur fait prendre le contrepied d’une intrigue convenue.

Quant à la forme que prend le roman, elle est identique à celle adoptée dans le précédent tome. Il s’agit d’un style narratif sur un rythme soutenu qui devrait convenir aux lecteurs les plus jeunes. Les autres, plus âgés, ne devraient pas être insensibles aux thèmes développés, d’autant qu’ils ne sont pas forcément bien connus des lecteurs français.

L’avis de Cyrallen

La culture aborigène est le centre de l’intrigue pour ce deuxième tome assez différent du précédent en ce qui concerne les personnages secondaires et l’ambiance générale du roman. Ainsi ce deuxième volume utilise moins le prétexte du jeu en ligne et les batailles épiques se font dans notre monde, même si on retrouve les personnage fantastiques du tome 1.
Ici, les liens familiaux d’Owen, jeune australien adopté par des parents blancs, forment la toile de fond de la revanche des Barbarians.
D’ailleurs, Théodora se ferait presque voler la vedette par ce jeune homme dégourdi, qui a beaucoup à apprendre des rites ancestraux et des légendes de son pays (ainsi que le lecteur !).
Les autres chevaliers de la lumière ne font pour leur part que de brèves apparitions, sans doute les retrouvera-t-on de façon plus développée dans les prochaines volumes.

Les transformations de Théo et l’animal totem d’Owen (d’où le titre du roman) sont de bonnes trouvailles qui ajoutent un peu de piquant au récit et devraient être appréciés du jeune public visé par les auteures.
A recommander aux lecteurs qui ont apprécié le premier tome et/ou qui veulent davantage connaître les légendes et la culture aborigène.


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