L’Évangile du Serpent T1 - Trilogie des Prophéties

BORDAGE Pierre

Article publié le lundi 24 décembre 2007 par Cyrallen
Mis à jour le jeudi 28 août 2008

Quatrième de couverture :

Jeune indien d’Amazonie élevé en Lozère, Vaï Ka’i incarne la sagesse du serpent double, symbole chamanique de l’ADN. Il prône l’abandon des possessions, le respect de la Terre et accomplit des miracles. Quatre évangélistes, Mathias, tueur à gages, Marc, journaliste désabusé, Lucie, strip-teaseuse sur le Net, et Yann, premier disciple, racontent celui que la presse surnomme bientôt le Christ de l’Aubrac…

« Et vous, César, Napoléon, Adolphe, Joseph, Bill, vous les soldats, les conquérants de l’inutile, qu’avez-vous fait du jardin des hommes ? Des chemins de folie qui retournent à Rome, des arcs de triomphe, des monuments aux morts, des chaînes, des barbelés, des miradors, déluge, déluge, déluge… ».

Grand roman contemporain humaniste, aventure littéraire inoubliable, L’Évangile du serpent transpose le Nouveau Testament dans notre présent.

Né en 1955 en Vendée, Pierre Bordage publie en 1993 Les Guerriers du silence, récompensé par le Grand Prix de l’Imaginaire. Il est lauréat du Prix Tour Eiffel 1997 pour Wang et du Prix Paul Féval de littérature populaire 1999 pour Les Fables de l’Humpur. Conteur hors pair, écrivain visionnaire formé par les mythologies, il est l’un des grands romanciers français d’aujourd’hui. Prix Bob Morane 2001, l’Evangile du Serpent est le premier volet de la trilogie contemporaine des Prophéties, qui se poursuit avec l’Ange de l’Abime.

L’avis de Cyrallen :

Premier volume de La Trilogie des Prophéties, l’Évangile du Serpent démarre doucement la trilogie en nous présentant l’histoire de Vaï Ka’i, jeune prophète, dans une Europe individualiste et ultra consommatrice. Ce mouvement prône le retour à des valeurs simples et "vraies", dénuées de calculs. Il sera bientôt suivi par des millions de personnes délaissant toutes leurs possessions (avec plus ou moins de succès) et emboîtant le pas au Messie dans ses déplacement, créant de gigantesques migrations en France. Certains dans l’espoir de profiter des capacités miraculeuses de soin que possède apparemment Vaï Ka’i, d’autres pour changer de vie.

Ce phénomène terrorise les dirigeants qui voient en ce "Messie" un arrêt de leurs profits, que ce soit commercialement, religieusement, familialement, scientifiquement… Le "procès" télévisuel du "Christ de l’Aubrac" dans une émission à succès démontrera bien d’ailleurs en fin d’ouvrage, toutes les structures et organisations bien-sous-tout-rapports que dérange ce retour à plus de vérité et d’authenticité.

Ce tome est pour moi le moins fourni de la trilogie, mais les bases sont posées, le conflit avec le Moyen Orient ne fait que commencer (nous en sommes à l’étape terroriste, la guerre n’est pas encore déclarée). Ce roman décrypte toutes les mailles du filet qui emprisonnent chacun de nous dans une société de consommation à outrance. Lorsque les personnages du roman comme Marc s’en rendent compte et tentent de changer la donne, il est peut-être déjà trop tard.

Plusieurs points de vue et plusieurs personnages dans différentes situations qui démontrent, comme le dit le nouveau Messie, que tout est lié, chacun par ses actes influence le tout. Et ce prélude aux deux romans suivants ne fait que présager le pire…

Un petit bémol cependant : la référence à la double hélice d’ADN comme lien entre tous les êtres vivants et donc tous les hommes n’est pas très subtile, mieux aurait valu s’en passer étant donné que la trame du roman est davantage basées sur les conséquences individuelles de la façon dont sont menées nos sociétés.

Une très bonne trilogie de toute façon, bien écrite et construite, très philosophique et malheureusement peut-être visionnaire.


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