Les sorciers de Majipoor (T5 Le Cycle de Majipoor)

SILVERBERG Robert

Article publié le dimanche 30 décembre 2007 par Cyrallen

Quatrième de couverture :

Confalume, le Coronal de Majipoor, est sur le point de désigner Prestimion comme son successeur lorsque meurt le Pontife Prankipin. Il va donc devenir à son tour Pontife et Prestimion le Coronal en titre, Confalume a un fils ambitieux, Korsibar, qui se verrait bien maître de la planète géante. Mais la loi et l’usage interdisent une telle transmission héréditaire.

Poussé par sa soeur, la belle Thismet, Korsibar recourt au talent de sorciers dont l’espèce a proliféré sur Majipoor durant le règne du superstitieux Prankipin.

La guerre qui s’annonce, dont personne ne veut, risque d’être aussi celle des ténèbres.

Les Sorciers de Majipoor est le cinquième volet du Cycle de Majipoor après le Château de lord Valentin, Chroniques de Majipoor, Valentin de Majipoor et Les Montagnes de Majipoor, tous disponibles dans la même collection.

L’avis de Philémont :

Prestimion est écarté de la succession de Lord Confalume par le fils de ce dernier, Korsibar, qui prend d’autorité la couronne et le trône du Coronal…

La scène se passe un millénaire avant le règne de Valentin, à une époque où Majipoor n’a pas encore de Roi des rêves. Et cela permet à Robert Silverberg de prendre un nouveau départ dans le cycle de Majipoor. Et c’est un départ éminemment politique qui est pris car, à partir de l’usurpation, Les sorciers de Majipoor est un roman qui n’est fait que d’alliances, de manigances et de trahisons, jusqu’à l’inévitable guerre.

C’est aussi un second souffle pour le cycle car il permet à l’auteur d’adopter une démarche totalement différente de celle des précédents tomes, en particulier ceux consacrés à Valentin. Cette fois-ci il n’y a pas de périples de plusieurs années à travers tout Majipoor, mais tout se passe à la cour du Coronal, ou dans ses environs immédiats. Il n’y a pas non plus de personnages très sympathiques, à l’exception de quelques personnages secondaires. Même Prestimion n’est pas spécialement charismatique ; c’est un arriviste, imbu de lui-même, qui recherche la couronne plus parce qu’il s’estime meilleur que Korsibar, que parce qu’il s’estime plus apte à faire le bien que son concurrent.

On aura compris que la psychologie politique des personnages est nettement plus fouillée qu’auparavant. Cela étant les autres traits de leurs caractères restent simplistes, voire caricaturaux, en particulier la subite idylle de Prestimion. On peut encore reprocher la thématique peu originale et le fait que les mois défilent toujours aussi rapidement, mais Les sorciers de Majipoor n’en est pas moins d’une lecture agréable et pleine de rebondissements.


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