Lestat le Vampire

RICE Anne

Article publié le samedi 29 décembre 2007 par Cyrallen

Quatrième de couverture :

Cela fait maintenant plus de deux siècles que je n’ai pas contemplé un coucher de soleil.

Vampire impie, qui ne croit ni en Dieu ni au Diable, ivre d’amour et de sensualité, résolu à découvrir les mystérieuses origines de ses semblables, Lestat se lance dans une quête effrénée qui va nous transporter du Paris de Louis XV à l’Egypte ancienne pour se conclure aujourd’hui à San Francisco où, devenu chanteur de rock, il lance un défi suprême aux « puissances des ténèbres ».

Fresque épique, mélodrame flamboyant et superbe roman de terreur, riche de l’héritage de la littérature populaire, « Lestat le vampire » bouscule les genres et les conventions pour nous offrir l’un des très grands livres de ces dernières années.

Anne Rice commence, il y a une quinzaine d’années, ce qu’elle croyait être « une courte nouvelle sur le thème du vampirisme ». Sa saga des vampires, amorcée dans Entretien avec un vampire (Pocket) et poursuivie dans La Reine des damnés (Éditions Ordan), est l’un des monuments de la littérature de terreur et de la littérature tout court.

L’avis de Philémont :

Lestat le vampire s’éveille en 1984, à La Nouvelle-Orléans, après un sommeil de 55 ans. Son caractère et son esprit rebelle le fait devenir très vite chanteur de rock, activité dans laquelle il connaît un succès planétaire. Sa provocation n’est toutefois pas uniquement à destination des mortels, mais également à destination des vampires, puisqu’il révèle aux premiers l’existence des seconds dans les paroles de ses chansons, ce qui est formellement proscrit par les commandements que doivent suivre tous les vampires. Pour couronner le tout, et à l’instar de Louis qui a confié l’histoire de sa vie à un journaliste, il décide d’écrire sa propre histoire…

Avec Lestat le vampire, Anne RICE s’intéresse donc au personnage le plus charismatique d’Entretien avec un vampire. Elle reprend aussi le principe de ce premier roman, celui de l’autobiographie. C’est donc Lestat lui-même qui relate les étapes de sa vie, de sa jeunesse humaine dans la campagne auvergnate au San Francisco contemporain, en passant par le Paris de Louis XV, l’Italie et l’Egypte. On y apprend bien sûr comment il fut fait vampire, comment il le vécut, et comment il mena sa vie d’immortel. On y est également témoin de ses rencontres et de la manière dont il est perçu par ses congénères. C’est finalement l’ensemble de sa personnalité qui est mise à nue, en particulier ses obsessions, la première d’entre elle étant la connaissance de l’origine des vampires.

Comme pour la première chronique des vampires, l’écriture d’Anne RICE est très belle, l’émotion étant bien plus privilégiée que l’action. Cela permet d’ailleurs au lecteur de prendre conscience des sentiments de Lestat, certes particuliers, mais qui étaient effacés par rapport à ceux, beaucoup plus humains, de Louis dans Entretien avec un vampire. Ce qui frappe aussi dans la prose de RICE c’est son souci du détail. Celui-ci est si poussé que le lecteur français, par exemple, peut vraiment avoir l’impression de se promener dans les rues de Paris à la fin du XVIIIème siècle quand Lestat y ère.

Ce travail de précision implique que le roman est long. Il implique aussi quelques longueurs, en particulier au milieu du récit. C’est toutefois le prix à payer pour apprécier l’atmosphère si particulière de ce roman. C’est aussi utile pour obtenir quelques réponses aux innombrables questions posées dans le premier tome. Mais d’autres questions restent en suspends une fois l’ultime page tournée, la fin appelant d’ailleurs inévitablement une suite.


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