La sorcière grise (T1 : Les Chroniques de la Guerre de Lodoss)

MIZUNO Ryo

Article publié le samedi 29 décembre 2007 par Cyrallen

Quatrième de couverture :

Selon la légende, les forces de la Lumière et celles des Ténèbres s’affrontèrent jadis pour la possession du monde. La bataille ne connut point de vainqueur, mais le territoire qui allait prendre le nom de Lodoss, maudit durant les combats, fut séparé du continent par Marfa, la déesse de la Création, afin d’enrayer la progression du Mal.

Bien des siècles plus tard, quelques années après la victoire des Six Héros sur le Roi des Démons, la tourmente éclate à nouveau sur Lodoss. Le sombre empire de Marmo, dirigé d’une main de fer par le sinistre guerrier Beld, se prépare à envahir l’île encore en pleine convalescence. Tandis que magie et éléments surnaturels se déchaînent de toutes parts, un jeune paladin en quête de gloire nommé Parn, la Haute Elfe Deedlit, Ghim le nain bicentenaire, Slayne le magicien, Eto le prêtre et Woodchuck le voleur vont unir leurs talents pour contrecarrer les projets de Karla, la sorcière grise, et rejoindre Fawn, souverain du Royaume saint de Vallis, pour lui proposer leur aide dans la Guerre desHéros qui s’annonce…

Acclamés en France sous leurs déclinaisons animée (disponible chez Kaze) et désormais manga (Editions Kami), les romans formant les Chroniques de la Guerre de Lodoss mêlent à dessein l’exotisme d’une approche littéraire venue d’Asie aux archétypes les plus forts de la fantasy épique occidentale inspirés des oeuvres de Tolkien et de Donjons & Dragons.

« Les Chroniques de la Guerre de Lodoss ont révolutionné le genre de l’heroic fantasy au Japon. »
- BoDoï -

L’avis de Philémont :

Le jeune Paladin Parn est en quête de gloire. A son initiative, un groupe d’aventuriers entreprend un voyage sans but précis mais se retrouve bien vite mêlé à la lutte qui oppose forces du Bien et forces du Mal…

Il n’y a rien de bien original dans ce scénario cousu de fils blancs. Tous les archétypes de la Fantasy sont là, à commencer par la nature des personnages mis en scène. De même, une grande partie du bestiaire traditionnel du genre est bel et bien présent. L’originalité et l’intérêt de l’oeuvre est donc plutôt à rechercher dans le fait que les Chroniques de la Guerre de Lodoss sont bien plus connues en France pour la série animée que pour les romans, ces derniers étant pourtant à l’origine de l’animation. On peut également être intrigué par la nationalité de l’auteur, Ryo MIZUNO étant japonais.

Mais le caractère nippon de l’oeuvre écrite n’est que relatif puisque l’auteur s’est inspiré de ses travaux de traduction de jeux de rôles anglo-saxons, Donjons & Dragons en tête, entrepris dans les années 80. On peut même considérer, à l’instar de la postface du premier tome, qu’elle constitue un "roman-jeu" puisqu’elle possède pour toile de fond un univers de jeu déjà établi. On n’y trouve donc pas d’éléments à même de dépayser l’amateur d’Heroic Fantasy occidental qui souhaiterait s’immerger dans une culture asiatique.

Chaque Chronique de la Guerre de Lodoss est un roman extrêmement facile à lire. Quelques heures suffisent à leur lecture, l’intrigue étant conduite à un rythme soutenu, et sans guère de rebondissements, en tout cas inattendus. Reste donc de petits romans qui raviront les amateurs de la série animée et/ou du jeu de rôle éponymes. Les autres lecteurs y trouveront leur compte dans la mesure où ils ne sont pas trop exigeants quant aux qualités littéraires de l’oeuvre, et qu’ils ne sont pas hermétiques à de la pure Heroic Fantasy.


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