Coraline

GAIMAN Neil

Article publié le vendredi 28 décembre 2007 par Cyrallen

Quatrième de couverture :

Coraline vient d’emménager dans une étrange maison et, comme ses parents n’ont pas le temps de s’occuper d’elle, elle décide de jouer les exploratrices. Ouvrant une porte condamnée, elle pénètre dans un appartement identique au sien. Identique pourtant…

Mesdames et messieurs, jeunes gens et jeunes filles, levez-vous et applaudissez. Coraline est un roman génial - Phillip Pullman -, The guardian

Ce livre va vous donner froid dans le dos… On y retrouve un élément d’horreur raffinée digne des meilleurs contes de fées et c’est un petit chef-d’œuvre - Terry Pratchett -

L’avis de Pascale :

Et pourtant si cet appartement lui apparaît merveilleux (des voisins étonnants, des parents affectueux…), Coraline réalise très vite le danger et refuse ce monde. Trop tard ! La porte refranchie, dans son appartement d’origine, ses parents ont disparus. Coraline armée de son courage, d’une petite pierre percée de plusieurs trous, accompagnée d’un chat noir plein de sagesse, part à leur rescousse. Au fur et à mesure de son périple, elle découvrira que ses parents ne sont pas les seuls à être pris dans cette immense toile d’araignée tissée par son autre mère.

Ce roman a sûrement plusieurs niveaux de lecture. Je l’ai lu en me mettant dans la peau de Coraline et, j’ai ressentit l’agacement, la curiosité, le merveilleux, l’étrangeté que vit la jeune fille.

Ce roman est peuplé de personnages surprenants : le chat noir, doté d’un humour très british et d’un cœur gros comme ça, l’autre mère, tour à tour tendre, cruelle, effrayante. L’atmosphère est inquiétante et monte en crescendo.

Le style fluide et efficace de Neil Gaiman se lit avec facilité. L’action est centrée sur le parcours de l’héroïne, tout en ne négligeant pas les personnages secondaires. L’écriture est toutefois moins tonique que dans Neverwhere, où Gaiman nous faisait découvrir un monde peuplé d’une myriade de personnages et de situations hautes en couleurs. Dans Coraline, il s’inspire ouvertement d’Alice aux pays des merveilles, les références y foisonnent : le chat soudainement présent dès l’utilité de son aide ou de ses conseils, le vieux Toqué qui permettra à Coraline de trouver un objet précieux, ainsi que la résolution de l’énigme, l’autre mère possédant avec la reine une ressemblance indéniable.

(Remerciements à Philémont pour sa patience, son aide et ses conseils précieux).


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