Le Faiseur d’Univers (T1 : La Saga des Hommes-Dieux)

FARMER Philip José

Article publié le vendredi 28 décembre 2007 par Cyrallen
Mis à jour le jeudi 28 août 2008

Quatrième de couverture :

Robert Wolff est amnésique : il ne garde aucun souvenir des vingt premières années de sa vie. Après une carrière consacrée à l’étude des langues anciennes, il visite un pavillon où il songe à prendre sa retraite. C’est là qu’il découvre une corne mystérieuse qui lui donne accès à un univers parallèle. Univers étrangement familier : ses habitants ressemblent aux personnages de la mythologie antique. Ce monde perdu a-t-il un rapport avec l’enfance perdue de Robert Wolff ? Celui-ci traverse l’épreuve du rajeunissement et se lance dans une quête fantastique et périlleuse, à la recherche du créateur secret de cet univers factice, qui pourrait bien (sait-on jamais ?) lui livrer le secret de sa propre origine.

L’avis de Cyrallen :

Le son d’une trompe provenant d’un placard dont on a constaté il n’y a pas une minute qu’il ne contenait rien ; un rouquin nommé Kickaha, entouré de toutes part par des gworls difformes, qui vous lance précipitamment ce même instrument à travers un mur qui existait bel et bien il y a quelques secondes à peine…

Décidément, le début de départ à la retraite de Robert Wolff risque d’être quelque peu mouvementé. Le monde parallèle qu’il découvre pourrait sortir tout droit d’un livre sur la mythologie avec ses êtres mi-humains mi-animaux comme les sirènes, les centaures et autres harpies. A la différence près que les créatures qui y vivent ne paraissent pas toutes aussi attentionnées que Chryséis, fille de Chrysès, prêtre d’Apollon dans la Grèce antique il y a 3000 ans de cela.

De plus, le "Seigneur" qui a créé ce monde ne semblait pas dans une forme éblouissante au moment de remplir la cervelle de ses créatures. A moins que ce ne soit dû à cet environnement abêtissant et oisif… Quoi qu’il en soit, Wolff est bien décidé à aller trouver ce Seigneur, qui pose plus de problèmes qu’il n’en résout, dans son Palais même situé au sommet du 4ème et dernier monolithe planétaire, l’Idaquizzoorhus.

A partir d’une situation tout à fait banale, Farmer nous projette en quelques pages dans un monde constitué de plusieurs niveaux de taille décroissante, disposés les uns sur les autres et séparés par d’immenses monolithes verticaux : Le Jardin d’Okéanos, l’Amérindie, le Dracheland et enfin l’Atlantide. Débutant sur une note plutôt SF, on s’insinue peu à peu dans un mode Fantasy avec plaisir en suivant les périples de Wolff et de Kickaha à travers tous ces paysages, la menace constante des gworls et des "Yeux du Seigneur" qui planent sur eux ne faisant rien pour faciliter leur parcours.

La saga des hommes-Dieu :

1 - Les faiseurs d’univers (1965 - Pocket 5140)
2 - Les portes de la création (1966 - Pocket 5148)
3 - Cosmos privé (1968 - Pocket 5158)
4 - Les murs de la Terre (1970 - Pocket 5165)
5 - Le monde Lavalite (1977 - Pocket 5239)
6 - Plus fort que le feu (1993 - Pocket 5525)
7 - La rage d’Orc le rouge (Pocket 5516) :

Extrait :

1- Ce monde n’est pas en forme de poire. C’est une tour de Babel planétaire, une succession de colonnes étagées et de taille décroissante. Le palais du Seigneur se dresse au faîte de cette tour aussi grande que la Terre. Comme tu vois, nous avons une longue route à faire. Mais tant qu’elle dure, c’est une vie formidable !


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